A la source de DIDEE, les gouttes de l’engagement

Pourquoi ce projet ?

Depuis des années maintenant, les personnes qui s’investissent bénévolement dans les projets nous font part de sentiments récurrents : un manque de reconnaissance, un sentiment d’isolement et d’être toujours trop peu nombreux à agir. Or, nous savons que ceux qui s’engagent sont finalement assez nombreux, les actions vivent car il y a des gens engagés derrière. Mais en effet, le bénévolat évolue et certains actes sont plus ponctuels que d’autres, certains sont très visibles et d’autres passent complètement inaperçus.

Il a fallut trouver un système qui allait permettre non seulement de rendre visibles ces actes posés au quotidien mais aussi un système qui allait pousser les uns et les autres de porter un autre regard sur l’état global du bénévolat à l’association DIDEE, qui allait de plus permettre de renforcer un certain pouvoir d’agir. C’est parce qu’on agit qu’on obtient par la suite le pouvoir d’aller soutenir d’autres projets.

C’est l’idée générale du projet « A la source de DIDEE, les gouttes de l’engagement » : l’objectif est de mettre en animation une cartographie d’un certain agir local, une valorisation du bénévolat, une capacité à soutenir d’autres projet et une première mesure du pouvoir d’agir au sein de l’association.

Comment ça marche ?

Chaque jour, des habitants posent des actes : ils agissent bénévolement, sous des formes très différentes, mais toujours dans l’intérêt collectif. Ils deviennent des sourciers.

Nous souhaitons donner une visibilité à tous ces actes. Ils ne sont pas anodins, chacun d’entre eux compte énormément pour la vie des projets. Et c’est aussi grâce à ces actes que le pouvoir d’agir de chacun va grandir.

Chaque acte est une goutte. Les gouttes doivent être signifiées dans un carnet par le sourcier. Ainsi, le récoltant désigné sur le projet pourra comptabiliser, chaque mois, toutes les gouttes qui font vivre les projets. Les projets quant à eux prennent la forme de pommes. Le nombre de sourciers et le nombre de gouttes sont retranscrits dans la pomme sur le mur de l’engagement, qui lui-même est mis à jour tout au long de l’année dans les deux Centres.

Le mur de l’engagement, de quoi parle-t-on ?

Dans chacun des Centres, à Carriet comme à Génicart, se trouve un grand mur magnétique sur lequel apparaîtront et se multiplieront les pommes, les gouttes et les sourciers. Nous allons faire vivre ce mur pour qu’il reflète au mieux la vie de l’association à travers tous les actes posés au fil de l’année.

Et après, que fait-on ?

Tout au long de l’année, un fonds participatif est alimenté (par des « mécènes » qui soutiendront la démarche -entreprises, institutions, fondations, etc. et par des actions d’autofinancement au sein de l’association).

Au mois de mai, le cumul des gouttes par projet est annoncé. Les sourciers prennent connaissance à ce moment là de la valeur de la goutte, définie en fonction du montant obtenu pour le fonds participatif (Total € / total des gouttes cumulées) : ils pourront redistribuer leurs gouttes à d’autres projets qu’ils voudront soutenir.

Pour qu’un projet trouve un soutien financier, il faudra d’abord le valoriser et exprimer les besoins lors de l’assemblée des sourciers qui se tiendra en mai 2018.

 


Lexique de base :

– Une goutte : un acte posé (formes différentes).

– Un «sourcier » : la personne qui créée une ou des gouttes (l’acteur, le participant : il peut être adhérent ou non)

– La pomme : les projets / actions alimentés par les gouttes grâce aux sourciers. Ces pommes peuvent bénéficier de financements extérieurs ou pas.

– L’arbre : DIDEE, son projet associatif, son Conseil d’administration, ses valeurs, etc.

– Le mur de l’engagement : l’espace physique (dans les deux centres sociaux de DIDEE, un à Génicart et un à Carriet) où sont retranscrits ces différents éléments et l’interaction entre eux.

Auteur de l’article : DIDEE